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18th Aug, 16 0

Depuis octobre 2015, l’épidémie de la maladie à virus zika, avec une forte incidence négative sur les femmes enceintes qui donnent naissance à des nouveaux nés microcéphales (tête et cerveau de petite taille), sévit en Amérique latine notamment au Brésil. Il s’agit d’une une maladie infectieuse due au virus zika, transmise à l’homme par la piqûre d’un moustique du genre Aedes. C’est une affection grave de par ses complications à type de mort in utéro, de microcéphalie lorsqu’une femme enceinte est infectée et de troubles neurologiques graves dans la population générale. Le virus a déjà infecté plus d’un million cinq cent mille (1 500 000) personnes au Brésil. La maladie à virus Zika a atteint le continent Africain et notamment le Cap-Vert où plus de sept mille (7 000) cas suspects ont été signalés, menaçant ainsi directement la Côte d’Ivoire. En effet, selon l’Organisation Mondiale de la santé (OMS), la menace concerne tous les territoires où sont présents les moustiques vecteurs (Genre Aedes) de la maladie. Cette organisation considère la maladie à virus zika comme « une urgence de santé publique de portée mondiale » depuis le 1er février 2016. Elle recommande la mobilisation des populations pour éliminer les sites de reproduction des moustiques (gîtes larvaires) et la planification de l’épandage d’insecticide. Face à cette menace, qui peut entraver gravement la marche vers l’émergence économique et sociale, il a été élaboré un plan global de préparation de la Côte d’Ivoire à une épidémie de la maladie à virus Zika. Cependant, le District Autonome d’Abidjan assurant la majorité des voyages et des échanges commerciaux internationaux à travers le Port Autonome d’Abidjan (PAA) et l’aéroport Félix Houphouët Boigny, il représente les portes d’entrée privilégiées de cette maladie en Côte d’Ivoire. Aussi, le Centre des Opérations d’Urgence (COU) en sa réunion du 22 juin 2016, a-t-elle adopté un plan de démoustication pour le District Autonome d’Abidjan.Il s’agit d’un plan de Gestion Intégrée de la Lutte Anti-Vectorielle (GILAV) basée sur l’information et la sensibilisation des populations à la reconnaissance et à  l’élimination des gîtes des moustiques vecteurs de la maladie. L’efficacité de cette GILAV est renforcée par le traitement des gîtes difficiles à éliminer par les populations et par un traitement insecticide dirigé contre les moustiques adultes afin de réduire considérablement leur densité.

Pour le service Lutte Antivectorielle : Dr KONE Attioumounan, Dr FOFANA Diakaridia, pour le site web : www.inhp.ci,Djékamba Dia

Nb. Le titre et intertitres sont de la rédaction du site. 

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Catégorie : Santé

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