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𝐁𝐎𝐍𝐃𝐎𝐔𝐊𝐎𝐔 / 𝐊𝐨𝐮𝐚𝐬𝐬𝐢𝐚-𝐍𝐢𝐚𝐧𝐠𝐮𝐢𝐧𝐢 : 𝐥’𝐈𝐍𝐇𝐏 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞 𝐥𝐚 𝐫𝐢𝐩𝐨𝐬𝐭𝐞 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐮𝐧 𝐝𝐞́𝐜𝐞̀𝐬 𝐝𝐮̂ 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐫𝐚𝐠𝐞

À la suite du décès d’une personne atteinte de la rage humaine dans la sous-préfecture de Kouassia-Nianguini, une équipe conjointe de l’Antenne Régionale de l’Institut National d’Hygiène Publique (INHP), représentée par l’IDE Djedjemel Parfait, et des services départementaux du Ministère des Ressources Animales et Halieutiques (MIRAH), conduits par M. Kobenan Kouassi, Directeur départemental, et M. Irié Bi Armel, Chef de poste, a effectué une mission d’investigation et de sensibilisation dans la localité, le mercredi 10 juin 2026.
Cette intervention s’inscrit dans le cadre du dispositif national de surveillance épidémiologique et de lutte contre les zoonoses.
Elle visait à déterminer les circonstances de la contamination, identifier les personnes potentiellement exposées et mettre en œuvre les mesures de prévention nécessaires afin d’éviter de nouveaux cas.
L’enquête menée sur le terrain a permis de retracer l’historique de l’exposition de la victime et d’identifier l’animal suspect à l’origine de la transmission.
Les équipes de santé humaine et animale ont également procédé à la recherche active des personnes contacts susceptibles d’avoir été exposées au malade ou à l’animal incriminé, afin de leur assurer une prise en charge rapide et adaptée.
Profitant de cette mission, l’INHP et le MIRAH ont organisé une vaste séance de sensibilisation communautaire à l’intention des chefs traditionnels, des leaders d’opinion et des populations.
Les experts ont rappelé que la rage est une maladie mortelle dès l’apparition des symptômes, mais qu’elle peut être évitée grâce à une prise en charge précoce après toute exposition à un animal potentiellement infecté.
Les populations ont été sensibilisées sur les gestes qui sauvent en cas de morsure, de griffure ou de léchage par un animal à sang chaud, notamment, laver immédiatement et abondamment la plaie à l’eau et au savon pendant au moins 15 minutes, appliquer un antiseptique et se rendre sans délai dans une structure sanitaire ou à l’antenne de l’INHP la plus proche pour une évaluation et une prise en charge appropriée.
Les équipes ont également exhorté les propriétaires de chiens et de chats à faire vacciner régulièrement leurs animaux, la vaccination animale demeurant le moyen le plus efficace de prévenir la transmission de la rage à l’homme.
À travers cette intervention, l’INHP et le MIRAH réaffirment leur engagement à protéger les populations et à renforcer la lutte contre les maladies zoonotiques, notamment dans les zones rurales où la vigilance communautaire demeure essentielle.